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    (Tram ligne 1 /
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    02 40 08 22 04
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Travailleurs coloniaux dans l'industrie de guerre de Loire-Atlantique

Ce jeune ouvrier indochinois employé à l’Arsenal d’Indret nous rappelle que près de 100 000 Indochinois ont participé au premier conflit mondial. On parlait alors de « Cochinchinois » ou de « Chinois », sans que les archives de l’administration coloniale permettent de distinguer leur origine entre Laos, Vietnam ou Cambodge. Certains ont intégré les troupes combattantes, les bataillons de tirailleurs indochinois, ou des troupes « d’appui », chargées de « nettoyer » les champs de bataille, de creuser les tranchées, de servir comme infirmiers ou comme chauffeurs dont certains s’illustrent sur la Voie sacrée pendant la bataille de Verdun en 1916.

 

49 000 d’entre eux sont affectés comme travailleurs coloniaux dans les arsenaux et les usines d’armement pour répondre à l’augmentation de la production et suppléer le personnel mobilisé au front. Souvent employés comme manœuvres [on parle d’ouvriers non spécialisés (ONS)], ils reçoivent rarement de formation qualifiante et sont logés dans des conditions précaires. À l’Arsenal d’Indret où ils seront jusqu’à deux cents à la fin du conflit, ils sont logés à la Martinière, dans des locaux construits pour héberger les ouvriers venus participer au creusement du canal dans les années 1890.

 

On connaît assez peu de choses de leurs conditions de vie et de travail et cette image est un des rares témoignages connus de leur présence dans la région. Comme l’expérience, pourtant organisée dans l’improvisation durant la Première Guerre mondiale, fut jugée satisfaisante par les autorités, elle est réitérée en 1939, mais cette fois-ci dans le cadre du plan Mandel, du nom du ministre des Colonies, et de la mise en place de la Main d’œuvre indigène (MOI) : 20 000 ouvriers non spécialisés et 7 000 tirailleurs indochinois viendront servir la métropole à partir de 1939. Ils seront rapatriés à partir de la défaite de juin 1940, les premiers dès janvier 1941 et les derniers seulement en 1952. L’indigence de leurs conditions de vie et l’indifférence dans laquelle les maintient l’administration renforcera sur bon nombre d’entre eux l’influence du Viet-Minh.

 

Article initialement publié sur le blog du CHT le 20 octobre 2015.

 

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