ACTUALITES

Le CHT rassemble et conserve les documents relatifs aux mouvements ouvrier et paysan, et au travail pour constituer un fonds disponible à la fois pour les organisations ouvrières et paysannes et pour toute personne désireuse d'en étudier l'évolution.

 

Pour en savoir plus sur son histoire.

Partager "Edito/accueil" sur facebookPartager "Edito/accueil" sur twitterLien permanent
  • Contact

    Centre d'histoire
    du travail

     

    Ateliers et Chantiers
    de Nantes
    2bis, boulevard Léon-Bureau
    44200 Nantes
    (Tram ligne 1 /
    Chantiers Navals)

     

    02 40 08 22 04
    contact[at]cht-nantes.org

    Imprimer
    Partager "Contact" sur facebookPartager "Contact" sur twitterLien permanent
  • Ouverture

    Horaires d'ouverture

    du mardi au vendredi
    de 9h à 12h30
    de 14h à 17h

     

    Le CHT est ouvert à toutes et tous sur les horaires d'ouverture.

     

    Pour consulter les fonds, il est conseillé de prendre rendez-vous (simple appel ou email).

    Imprimer
    Partager "Ouverture" sur facebookPartager "Ouverture" sur twitterLien permanent
  • Lettre d'information

    Vous souhaitez vous abonner à notre lettre d'information bimensuelle ?
     

    S'inscrire

    Imprimer
    Partager "Lettre d'information" sur facebookPartager "Lettre d'information" sur twitterLien permanent
  

La Contemporaine, une aventure coopérative (1975-2015)

Le 4 mars 2015 s’est achevée une aventure de quarante ans, celle de La Contemporaine, l’une des plus anciennes coopératives de production de Loire-Atlantique. Désormais, seul le nom demeure, car La Contemporaine n’est plus une SCOP mais une société « comme les autres ».

Comme les autres ? Cette imprimerie au caractère militant affirmé refusa longtemps de l’être, et se singularisa, y compris dans le monde de la coopération où les formes de gestion furent et demeurent multiples.

 

Dans le monde de l’imprimerie, du labeur à la typographie, dans cette aristocratie ouvrière, les travailleurs sont très attachés à leurs savoir-faire et n’apprécient guère que des personnes extérieures interfèrent dans les façons de travailler. Il n’est dès lors guère étonnant que ce soit là qu’aient fleuri nombre de coopératives.

 

Lancée en 1975, La Contemporaine ne se contentait pas de dénoncer le capitalisme, son âpreté au gain ou son goût de la hiérarchie. Elle entendait prouver qu’une entreprise pouvait fonctionner différemment. C’est pourquoi elle érigea quelques principes forts, et somme toute pas si courant dans le monde coopérateur, comme l’obligation pour chaque travailleur de l’entreprise d’être un « associé », autrement dit un sociétaire, un « co-propriétaire » ; ce faisant, chacun se devait de participer aux réunions régulières et d’y faire entendre sa voix. Dissonante ? Qu’importe ! L’important était que chacun se sente légitime à exprimer  publiquement ses avis, ses doutes, ses désirs et ses craintes. La coopération comme école de la démocratie en somme. Et qu’importe si elles étaient interminables et tournaient parfois en rond. Tout valait mieux que la décision du prince. Autres principes : le refus clair d’une hiérarchie figée se matérialisant par la rotation des tâches, qu’elles soient techniques, administratives ou de direction, et l’égalité des salaires.

 

Fruit de l’atmosphère revendicative de l’après-1968, La Contemporaine a traversé des décennies bien moins porteuses d’utopie. Elle dût affronter la même question que tant d’autres coopératives : comment évoluer sans « trahir », sans remettre en question les principes sur lesquelles elle s’était construite ? Y est-elle parvenue ? Ceci est une autre histoire…

 

 

Les archives de La Contemporaine sont conservées par la Centre d'histoire du travail. Elles ont été classées par Elena Vivion (alors étudiante en archivistique) en 2016. Les illustrations en sont issues : dessin de la façade de l'entreprise quai François-Mitterrand (CTP 172) ; brochure en couleur de présentation de l'entreprise éditée en 1998 (CTP 174)

 

Article initialement publié sur le blog du CHT le 29 novembre 2016.

 

Retour vers la liste d'articles

RetourHaut