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    Ateliers et Chantiers
    de Nantes
    2bis, boulevard Léon-Bureau
    44200 Nantes
    (Tram ligne 1 /
    Chantiers Navals)

     

    02 40 08 22 04
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1933, la marche des ventres creux

Cruel contraste : le 29 octobre 1932, une foule imposante assiste au lancement du plus luxueux des navires de ligne, le Normandie et ses plus de 300 mètres ; le 27 juin 1933, près d’un millier d’ouvriers de Loire-Atlantique partent de Saint-Nazaire pour rejoindre Nantes dans le cadre d’une marche contre le chômage et la misère.

 

La crise, démarrée aux Etats-Unis un jeudi noir de 1929, a traversé l’Atlantique et frappé les économies européennes. Comment le monde peut-il survivre si la principale économie mondiale est en récession ? À Saint-Nazaire, la construction navale, qui vit essentiellement des commandes de l’État, fonctionne au ralenti. Les Forges de Trignac ? Elles ont fermé leurs portes définitivement (croit-on !) après plusieurs années d’agonie…

 

Des milliers de métallurgistes, mais aussi des marins, des dockers ont perdu leur travail. En l’absence d’assurance-chômage, les sans-emploi ne doivent leur survie qu’à l’argent qu’ils peuvent obtenir des différents fonds d’Etat ou municipaux mis en place pour les secourir. Une aide bien maigre, au demeurant…

 

À Saint-Nazaire, élus socialistes (le Nazairien François Blancho, le Trignacais Julien Lambot) et syndicalistes CGT ne se satisfont évidemment pas de cette situation économique et sociale dramatique. Ils veulent faire entendre leurs voix, et une « Marche de la faim » leur semble être une initiative suffisamment forte pour mettre l’État au pied du mur et le pousser à prendre des mesures fortes (politique de grands travaux, renforcement de la solidarité nationale…). C’est pourquoi, des centaines de bleus de travail prennent la route le 27 juin au petit matin et rejoignent le lendemain Nantes et son vélodrome Petit-Breton où 10 000 personnes les acclament. À l’issue du meeting, l’ordre du jour adopté se termine par ces mots : « Nous avons le ferme espoir que le geste et le sacrifice des milliers de chômeurs recevront leur légitime récompense. »

 

Socialistes et cégétistes ont agi seuls. Pas question pour eux de faire l’unité avec les « moscouillons » du Parti communiste et les « braillards » de la « CGT-U(rlante) ». L’heure n’est pas encore au front populaire et à l’unité d’action…

 

Article initialement publié sur le blog du CHT le 15 mars 2017.

 

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