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Constant Drouet, coopérateur du Saumurois

Constant Drouet, ouvrier charron natif de Nantes, fait partie de ces militants obscurs de la cause prolétarienne. Socialiste, syndicaliste, il était également un ardent propagateur de la coopération ouvrière dans sa ville d’adoption : Saumur.

 

Né en 1858, Constant Drouet s’installe dans la sous-préfecture du Maine-et-Loire à la fin de l’Empire. On peut imaginer que c’est le travail qui pousse le tout jeune homme, ouvrier charron, à s’implanter dans une cité réputée pour son école de cavalerie. De sa vie professionnelle, on ne sait pas grande chose. En revanche, son investissement militant est plus documenté. Sur le plan politique, on le rencontre en 1896 et 1906 comme candidat sur la liste républicaine et socialiste aux élections municipales ; les socialistes ne sont alors qu’un petit noyau dans une ville peu portée à la sédition. Sur le plan syndical, à la fin du 19e siècle, il crée le syndicat des ouvriers charrons et, parallèlement, la Bourse du travail de Saumur ; là encore, l’univers est hostile, le patronat et le clergé s’entendant comme larrons en foire pour freiner l’émergence d’un syndicalisme autonome.

 

En 1897, il collabore à la fondation d’une boulangerie coopératrice, La Saumuroise, dont il prend en charge la direction. Dans le monde de la coopération, l’ouverture d’une boulangerie n'est souvent qu’une première étape. Nulle surprise donc de voir émerger en 1900 une épicerie coopérative, La Laborieuse. Et notre Constant Drouet en devient rapidement le trésorier…

 

L’homme est sur tous les fronts sociaux. Dans la presse ouvrière locale, sous le pseudonyme de Jean le Gueux, il tient une chronique sociale dans laquelle il exhorte régulièrement les ménagères à venir se servir dans les coopératives. Quand l’Union des syndicats de Saumur décide de se battre pour la réglementation des denrées de première nécessité en 1910, elle trouve en Constant Drouet un porte-parole compétent, déterminé… et bien connu du maire radical, Joseph-Marie Peton, puisqu’il en est l’un des conseillers municipaux. Mais la vie politique saumuroise est bien tumultueuse, et entre radicaux (si prompts à se renier) et socialistes (divisés en doctrinaires et pragmatiques), l’entente est tout sauf cordiale…

 

Contribution de Robert Gautier et Christophe Patillon.
 

Article initialement publié sur le blog du CHT le 1er avril 2019.

 

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