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Eugène Péaud, un instituteur révolutionnaire en Vendée

Né à La Roche-sur-Yon, Eugène Péaud (1905-1976) joua un rôle de premier plan dans la vie politique et syndicale de son département, la Vendée, auquel il demeura toute sa vie profondément attaché. Il exerça le même métier que son père, instituteur. À cela une raison : la mort brutale de ce dernier, trois ans seulement après sa naissance, qui laissa sa famille dans la gêne.

 

Brillant élève du primaire, il renonça au lycée et prépara le concours d’entrée à l’École normale de La Roche-sur-Yon où il fut reçu premier en 1922. Il en sortit trois ans plus tard et adhéra immédiatement au Syndicat national des instituteurs et institutrices (SNI) et au Parti communiste. Sa fidélité à l’engagement révolutionnaire de sa jeunesse aussi bien que son incapacité à accepter une quelconque compromission peuvent, paradoxalement, expliquer la diversité de ses engagements politiques. Cette fidélité le fit adhérer aussi bien à des partis de masse, comme le PCF, qui l’exclut en 1929, et la SFIO qu’à des regroupements « avant-gardistes » tels que le Parti socialiste ouvrier et paysan de Marceau Pivert en 1938. Après la guerre, il se retrouva plusieurs années sans appartenance politique avant, la retraite venue, de prendre en main de la fédération départementale du PSU (1961-1967).

 

Eugène Péaud figure parmi les fondateurs du Syndicat vendéen de l’enseignement de la CGT-U (Confédération générale du travail - Unitaire) en 1928. Après la réunification syndicale de 1935, il anima jusqu’en 1961 le groupe local de l’École émancipée (EE), la tendance syndicaliste révolutionnaire du SNI. Persuadé qu’en Vendée le mouvement ouvrier ne pouvait s’implanter qu’avec l’aide des enseignants, il fut à l’origine de la création de plusieurs syndicats de la CGT. Quand le syndicalisme enseignant choisit l’autonomie en 1948, son appartenance à l’EE ne l’empêcha pas de devenir le principal animateur de la FEN vendéenne pourtant acquise à la majorité autonome. La faiblesse du mouvement ouvrier local et son isolement dans un environnement politique hostile l’amenèrent à combattre pour l’unité des organisations ouvrières et démocratiques, même quand cela ne correspondait pas aux stratégies mises en œuvre par les états-majors parisiens, notamment en février 1934 et pendant la guerre d’Algérie. Retraité, il continua à se battre au sein de la Fédération générale des fonctionnaires.

 

Sa forte personnalité ne laissa personne indifférent. Ses adversaires lui reconnaissaient une « grande franchise[1] », un dédain de « toutes les conventions traditionnelles » et la sincérité de ses convictions, même s’ils étaient parfois agacés par la manière dont il les exprimait.

 

Contribution de Loïc Le Bars.

 

[1] Eugène Sourisseau, Bulletin de la section du SNI, n° 6, mai 1976.

 

Article initialement publié sur le blog du CHT le 16 mars 2016.

 

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